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Consommation — Prestation de service

Prestation non conforme : comment exiger le remboursement de 1 200 € ?

Comment un client a obtenu le remboursement intégral d’une prestation de création de site web non livrée dans les temps, en utilisant le Code de la consommation.

Profil : Particulier / Auto-entrepreneur Montant : 1 200 € (Acompte) Durée : 14 jours Issue : Résolution du contrat et remboursement Ville : Toulouse, France Mis à jour : mars 2026

Contexte

M. P., auto-entrepreneur dans le coaching sportif à Toulouse, a commandé la création d’un site vitrine professionnel auprès d’une agence web locale pour développer sa clientèle en ligne. Il a versé un acompte de 1 200 € dès la signature du devis, qui prévoyait une livraison sous 30 jours. Trois mois plus tard, le site n’est toujours pas livré : aucune maquette validée, aucun accès à un espace de prévisualisation, et les derniers emails de M. P. restent sans réponse depuis 5 semaines. L’agence semble avoir purement et simplement abandonné le projet tout en conservant l’acompte.

La problématique

Comme précisé dans notre article quand et comment mettre en demeure un professionnel, le silence du prestataire ne doit pas bloquer le client. Pour un montant de 1 200 €, engager un avocat représenterait un coût disproportionné. Pourtant, l’article L216-6 du Code de la consommation permet au consommateur de résoudre le contrat de plein droit après mise en demeure infructueuse, même si le prestataire ne répond plus. La résolution entraîne l’obligation de remboursement sous 14 jours.

La stratégie étape par étape

M. P. a utilisé l’assistant Dossier Juridique (Litige Consommateur) pour résoudre le contrat de plein droit et récupérer son acompte sans passer par un avocat.

  1. Jour 1 : Analyse IA et constitution du dossier

    M. P. télécharge le devis signé, la preuve de virement de l’acompte et ses échanges d’emails avec l’agence. L’IA identifie automatiquement l’article L216-6 du Code de la consommation comme fondement juridique principal et génère une mise en demeure de livrer accordant un délai supplémentaire raisonnable de 8 jours.

  2. Jour 2 : Envoi de la mise en demeure LRAR

    Envoi de la LRAR au siège social de l’agence. Le courrier rappelle les termes du contrat (livraison sous 30 jours), constate le dépassement de 90 jours, et fixe un délai supplémentaire de 8 jours conformément à l’article L216-6 C. conso. Passé ce délai, le contrat sera résolu de plein droit.

  3. Jour 8 : Relance automatique J+8

    Le délai supplémentaire expire sans réaction de l’agence. La plateforme génère automatiquement un courrier de notification de résolution du contrat, invoquant l’article L216-6 al. 2 et exigeant le remboursement intégral de l’acompte sous 14 jours (art. L216-7 C. conso.).

  4. Jour 10 : Notification de résolution

    Envoi de la seconde LRAR notifiant la résolution (annulation) du contrat. Le courrier précise que tout retard de remboursement au-delà de 14 jours entraînera des majorations légales : 10 % si le remboursement intervient dans les 30 jours, 20 % dans les 60 jours, et 50 % au-delà (art. L241-4 C. conso.).

  5. Jour 12 : Réaction de l’agence

    L’agence, alarmée par les majorations légales et le formalisme de la démarche, contacte M. P. par téléphone. Elle reconnaît le retard et propose de livrer une maquette sous 48h. M. P. décline : la confiance est rompue, la résolution est notifiée, seul le remboursement est accepté.

  6. Jour 14 : Remboursement intégral

    L’agence effectue le virement de 1 200 € pour clore le litige et éviter les majorations légales. M. P. est libre de confier son projet à un autre prestataire en toute sécurité juridique.

Résultat

Résultat final
1 200 €

Le contrat a été résolu légalement en 14 jours, permettant au client de récupérer l’intégralité de son acompte. Coût total de la démarche : 14,99 € (dossier) + 11 € (2 LRAR). Le formalisme juridique de la résolution a créé un électrochoc que 3 mois de relances informelles n’avaient pas produit.

L'avis de notre expert juridique

« En matière de prestation de service, le consommateur n’a pas à attendre indéfiniment. L’article L216-6 du Code de la consommation lui permet de résoudre le contrat après une mise en demeure restée infructueuse, sans avoir à justifier d’un préjudice ou à passer devant un juge. Le professionnel doit alors rembourser dans les 14 jours, sous peine de majorations pouvant atteindre 50 % du montant. C’est un mécanisme redoutablement efficace, même pour des montants modestes. »

Références légales

Questions fréquentes

Un acompte est-il remboursable en cas de retard de livraison ?
Oui. Si le professionnel dépasse le délai de livraison prévu au contrat, le consommateur peut résoudre le contrat après une mise en demeure infructueuse. Le professionnel a alors 14 jours pour rembourser l’intégralité des sommes versées (art. L216-7 du Code de la consommation). Attention : un acompte est toujours remboursable, contrairement aux arrhes qui peuvent être perdues.
Quelle différence entre acompte et arrhes ?
L’acompte est un paiement partiel qui engage définitivement les deux parties : le prestataire doit livrer, et en cas de défaillance, il doit rembourser intégralement. Les arrhes (art. 1590 C. civ.) permettent à chaque partie de se dédire : le client perd les arrhes, le prestataire rembourse le double. Sur un devis, sauf mention contraire, toute somme versée d’avance est présumée être des arrhes (art. L214-1 C. conso.).
Quelles majorations en cas de retard de remboursement ?
L’article L241-4 du Code de la consommation prévoit des majorations automatiques si le professionnel ne rembourse pas dans les 14 jours suivant la résolution : 10 % du montant si le retard est inférieur à 30 jours, 20 % entre 30 et 60 jours, et 50 % au-delà. Ces majorations constituent un levier de pression très efficace dans la mise en demeure.

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