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Immobilier — Bail locatif

Loyers impayés : comment recouvrer 4 200 € avant de lancer une procédure d’expulsion ?

Étude de cas : comment un propriétaire a recouvré 4 200 € de loyers impayés en 25 jours grâce à une mise en demeure activant la clause résolutoire du bail.

Cas pratique illustratif — scénario fictif construit à partir des textes cités. Les personnes, entreprises, montants et délais ne décrivent pas un dossier traité par la plateforme et ne constituent pas une promesse de résultat. En cas de doute, consultez un avocat.

Profil : Propriétaire bailleur Montant : 4 200 € (6 mois de loyers) Durée : 25 jours Issue illustrée : Régularisation par plan d’apurement Ville : Toulouse, France Mis à jour : 2026-09-12

Contexte

M. R., retraité de 62 ans, loue un appartement T3 de 65 m² à un couple avec un enfant dans le centre de Toulouse. Depuis six mois, les loyers (700 € / mois charges comprises) sont payés de manière aléatoire (virements partiels de 200 ou 300 €, mois entiers sans paiement). La dette locative s’élève désormais à 4 200 €. Malgré plusieurs appels téléphoniques compréhensifs et des promesses de régularisation jamais tenues (« on vous paie la semaine prochaine »), la situation financière de M. R. devient critique : il doit rembourser la mensualité de crédit immobilier de 520 €/mois sur ce logement et a commencé à puiser dans son épargne.

La problématique

Le propriétaire hésite à engager un commissaire de justice car le coût d’un commandement de payer par commissaire de justice représente une avance de frais, sans garantie de récupération immédiate. De plus, une véritable procédure d’expulsion d’un locataire peut durer plusieurs mois, la trêve hivernale suspendant les expulsions chaque hiver. Pendant ce temps, le propriétaire continue de rembourser son crédit immobilier sans percevoir de loyer. Il faut agir vite pour créer un électrochoc juridique — la mise en demeure avec mention de la clause résolutoire — avant que la dette ne devienne irrécouvrable et que le locataire ne se retranche derrière des aides sociales.

La stratégie étape par étape

M. R. décide d’utiliser le module Dossier Juridique (Loyer impayé) pour envoyer une mise en demeure valant avertissement avant activation de la clause résolutoire.

  1. Jour 1 : Constitution du décompte

    L’assistant génère un tableau d’amortissement précis de la dette locative, séparant les loyers nus des charges — condition indispensable pour que la mise en demeure soit juridiquement inattaquable.

  2. Jour 2 : Mise en demeure préalable

    Envoi de la LRAR. Le courrier cite l’article 7 de la loi du 6 juillet 1989 (obligation de payer le loyer) et menace d’activer la clause résolutoire si la somme n’est pas réglée : cette clause ne produit effet que six semaines après un commandement de payer demeuré infructueux (article 24 de la loi du 6 juillet 1989). La mention d’une future saisie sur compte bancaire est également notifiée.

  3. Jour 8 : L’électrochoc du locataire

    Face au formalisme de la lettre et à la menace réelle de perdre son logement, le locataire contacte M. R. Il explique traverser une période de chômage temporaire mais vient de retrouver un emploi.

  4. Jour 12 : Proposition d’apurement

    M. R. utilise le modèle de plan d’apurement de dette locative fourni dans son dossier. Il propose le maintien dans les lieux contre le paiement du loyer courant + 350 € par mois pour rembourser la dette sur 12 mois.

  5. Jour 25 : Sécurisation finale

    Le plan d’apurement est signé par les deux parties. M. R. reçoit le paiement du loyer du mois en cours ainsi que la première mensualité de rattrapage (1 050 € au total). L’hémorragie financière est stoppée.

Résultat illustratif

Résultat illustratif
4 200 €

La dette de 4 200 € est actée formellement par écrit (reconnaissance de dette via le plan d’apurement sur 12 mois). Le bailleur a repris le contrôle de la situation sans frais de commissaire de justice ni procédure d’expulsion longue et coûteuse. Coût : le prix du dossier (14,99 €) et l’affranchissement de la lettre recommandée. Le premier versement de 1 050 € (loyer courant + première mensualité de rattrapage) a été reçu sous 25 jours. Le plan d’apurement signé vaut reconnaissance de dette ; il ne constitue pas un titre exécutoire, que seule une décision de justice peut donner.

Points de vigilance

En matière de loyers impayés, la mise en demeure préalable est souvent plus rapide qu’un commandement de payer, qui suppose l’intervention d’un commissaire de justice. En annonçant l’activation de la clause résolutoire du bail, le propriétaire crée un levier juridique puissant qui pousse le locataire à négocier un plan d’apurement. Le juge peut lui-même accorder des délais de paiement au locataire en considération de sa situation (article 1244 du Code civil). Le plan signé par les deux parties vaut reconnaissance de dette : il facilite la preuve, mais il ne dispense pas d’obtenir un titre exécutoire en cas de nouveau défaut.

Références légales

Questions fréquentes

Qu’est-ce qu’une clause résolutoire de bail locatif ?
C’est une clause présente dans la quasi-totalité des baux d’habitation. Elle prévoit que le bail sera résilié automatiquement en cas de non-paiement du loyer et des charges. Elle ne produit effet que six semaines après un commandement de payer demeuré infructueux, délivré par commissaire de justice (article 24 de la loi du 6 juillet 1989) : la mise en demeure préalable en LRAR ne remplace pas ce commandement, elle permet de tenter un règlement amiable avant d’y recourir.
Pourquoi signer un plan d’apurement plutôt que d’expulser ?
L’expulsion est une procédure longue et coûteuse (avocat, commissaire de justice, serrurier, garde-meuble). Pendant ce temps, vous ne touchez aucun loyer. Un plan d’apurement vous permet d’obtenir un titre reconnaissant la dette et de relancer les paiements immédiatement. Pour en savoir plus sur la procédure complète, consultez notre guide sur l’expulsion d’un locataire.
Le locataire peut-il invoquer des difficultés financières pour ne pas payer ?
Les difficultés financières n’annulent pas l’obligation de payer le loyer (art. 7 de la loi du 6 juillet 1989). Cependant, le locataire peut demander des délais de paiement au juge (art. 1343-5 C. civ.) ou solliciter le FSL (Fonds de Solidarité pour le Logement) via la CAF. Un plan d’apurement amiable reste souvent la meilleure solution pour les deux parties.

Votre locataire a cessé de payer son loyer ?

Agissez avant que la dette ne devienne insurmontable. Générez une mise en demeure stricte et un plan d’apurement conforme à la loi.

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