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Immobilier

Recouvrer vos loyers impayés

Dès le premier mois de retard, une mise en demeure LRAR constitue la première étape avant toute procédure — et suffit souvent à déclencher le paiement.

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Documents inclus dans votre dossier

Mise en demeure de payer les loyers (LRAR)
Synthèse juridique : droits du bailleur et procédure
Chronologie des impayés et courriers
Plan de relances graduées (amiable → contentieux)
Références légales : loi du 6 juillet 1989, art. 7 et 24

Tous les documents sont au format PDF, prêts à imprimer et envoyer. Créer mon dossier →


Informations juridiques clés

⏱
Délai pour agir

3 ans à compter de l'impayé (art. 7-1 loi du 6 juillet 1989). Clause résolutoire : 6 semaines après commandement de payer.

💶
Ce que vous pouvez obtenir

Arriérés de loyer + charges, intérêts au taux légal, indemnité d'occupation, frais de procédure.

⚖️
Juridiction compétente

Tribunal judiciaire (ancien TI). Procédure d'expulsion devant le JCL du TJ.


Pourquoi la mise en demeure est incontournable en cas de loyer impayé

Lorsqu'un locataire cesse de payer son loyer, le droit français prévoit une procédure graduée et clairement encadrée. La mise en demeure par lettre recommandée avec accusé de réception (LRAR) constitue la première étape : elle fait courir les intérêts de retard (art. 1231-6 du Code civil) et prouve votre démarche amiable. Ce courrier doit identifier précisément le débiteur, détailler les loyers impayés (mois, montants) et fixer un délai raisonnable de régularisation (en général 8 jours).

Si le locataire ne réagit pas, la clause résolutoire du bail (présente dans la quasi-totalité des contrats) permet d'obtenir la résiliation automatique du bail après un commandement de payer délivré par commissaire de justice resté infructueux pendant 6 semaines (article 24 de la loi du 6 juillet 1989). Le juge peut néanmoins accorder des délais de paiement au locataire en mesure de régler sa dette (jusqu'à trois ans, article 24 V de la loi du 6 juillet 1989).

En parallèle, la garantie Visale, la caution solidaire ou l'assurance GLI peuvent être activées pour récupérer les arriérés sans attendre la décision de justice. Notre générateur automatisé rédige la mise en demeure conforme, la synthèse juridique, la chronologie et le plan de relances, afin que vous puissiez agir rapidement et sans erreur de procédure.


Les étapes de la procédure

1

Mise en demeure LRAR

Identifier les mois impayés, fixer un délai de 8 jours. La mise en demeure LRAR n’interrompt pas, à elle seule, la prescription.

2

Commandement de payer

Délivré par commissaire de justice. Active la clause résolutoire (6 semaines).

3

Assignation au tribunal

Saisir le JCL du tribunal judiciaire pour constater la résiliation et obtenir l'expulsion.

4

Exécution forcée

Commandement de quitter les lieux (2 mois), puis concours de la force publique si nécessaire.

Notre générateur automatise la rédaction de chaque document nécessaire à ces étapes. Créer mon dossier →


Guides pratiques & outils

📄 Modèle professionnel : Télécharger le modèle adapté

⚖️ Mise en demeure gratuite : Générer une mise en demeure en ligne

⏳ Délai de prescription : Vérifiez si votre action est encore possible

📖 Cas pratiques : Découvrir nos études de cas


Questions fréquentes — Impayé de loyer

La prescription est de 3 ans à compter de chaque loyer impayé (article 7-1 de la loi du 6 juillet 1989). Au-delà de ce délai, les arriérés ne sont plus exigibles en justice. La mise en demeure LRAR n’interrompt pas, à elle seule, la prescription. Il faut donc vérifier l’échéance du recours sans se fier au seul envoi du courrier. La clause résolutoire permet ensuite d'obtenir la résiliation du bail 6 semaines après un commandement de payer délivré par commissaire de justice.

La procédure d'expulsion comprend plusieurs étapes : commandement de payer (6 semaines), assignation devant le juge des contentieux de la protection, notifiée au préfet au moins six semaines avant l'audience (article 24 III), jugement, commandement de quitter les lieux (2 mois, article L412-1 du Code des procédures civiles d'exécution), puis concours de la force publique si nécessaire. La durée totale dépend de la juridiction. La trêve hivernale (1er novembre - 31 mars, article L412-6) suspend l'expulsion physique mais pas la procédure judiciaire. Le juge peut accorder des délais de paiement au locataire en mesure de régler sa dette, dans la limite de trois ans (article 24 V de la loi du 6 juillet 1989, par dérogation aux deux ans de l'article 1343-5 du Code civil).

Oui. L'acte de cautionnement permet au bailleur de poursuivre la caution solidaire dès le premier impayé, sans mettre d'abord en demeure le locataire (article 2288 du Code civil). Le cautionnement doit respecter un formalisme strict (mentions manuscrites obligatoires avant la réforme 2022, acte écrit après). La caution peut être poursuivie pour les loyers, charges et indemnités d'occupation, dans la limite du montant et de la durée prévus dans l'acte. La Garantie Visale fonctionne sur le même principe, avec Action Logement comme garant.

Le locataire peut : payer intégralement pour arrêter la procédure, proposer un échéancier amiable, saisir le fonds de solidarité logement (FSL), ou demander des délais de paiement au juge (jusqu'à trois ans, article 24 V de la loi du 6 juillet 1989, par dérogation aux deux ans de l'article 1343-5 du Code civil). Si le locataire conteste le montant réclamé (charges excessives, travaux non réalisés par le bailleur), il peut invoquer l'exception d'inexécution ou la compensation. Le tribunal tranche alors le différend sur les montants réellement dus.

Une fois le formulaire envoyé, la génération prend généralement moins de deux minutes : de vingt secondes à un peu plus d'une minute lors de nos mesures de 2026 pour l'ensemble des documents. Dans de rares cas, l'attente du fournisseur d'intelligence artificielle peut la prolonger jusqu'à dix minutes, délai technique au-delà duquel elle est interrompue et ce qui a été débité vous est remboursé. Le formulaire en sept étapes se remplit en quelques minutes, selon le nombre d'adversaires et de pièces à décrire. Vous recevez ensuite une archive ZIP contenant tous les documents PDF personnalisés : mise en demeure LRAR, synthèse juridique, chronologie, plan de relances et références légales. Chaque document est prêt à imprimer et envoyer. Un email de confirmation avec le lien de téléchargement vous est également envoyé.

Comprendre les impayés de loyer

Le bail d'habitation est régi par la loi n° 89-462 du 6 juillet 1989, qui constitue le cadre juridique de référence pour les rapports entre bailleurs et locataires. L'article 7 de cette loi impose au locataire l'obligation de payer le loyer et les charges aux termes convenus. En cas de manquement, le bailleur dispose de plusieurs leviers juridiques pour obtenir le paiement ou la résolution du bail.

La clause résolutoire, présente dans la quasi-totalité des contrats de bail, prévoit la résiliation automatique du bail en cas d'impayé. Sa mise en œuvre suppose l'envoi d'un commandement de payer par commissaire de justice, qui laisse au locataire un délai de 6 semaines pour régulariser (article 24 de la loi de 1989, modifié par la loi ALUR de 2014 et la loi Kasbarian de 2023). Pendant ce délai, le locataire peut saisir le juge pour obtenir des délais de paiement pouvant aller jusqu'à 36 mois.

Préalablement au commandement de payer, la mise en demeure par LRAR constitue une étape amiable essentielle. Elle formalise la réclamation du bailleur et sa démarche amiable. La mise en demeure LRAR n’interrompt pas, à elle seule, la prescription. Le montant réclamable comprend les loyers et charges arriérés, les intérêts au taux légal majoré de 5 points (article 1231-6 du Code civil) et, après résiliation, une indemnité d'occupation.

Le bailleur peut également activer les garanties : caution solidaire (article 2288 du Code civil), garantie Visale (Action Logement) ou assurance GLI. La procédure d'expulsion, dernière étape, nécessite une décision de justice et le concours de la force publique. La trêve hivernale (1er novembre - 31 mars) suspend l'exécution physique de l'expulsion mais pas les procédures judiciaires. Depuis la loi Kasbarian du 27 juillet 2023, les squatteurs de logements occupés sont passibles de 3 ans d'emprisonnement et 45 000 EUR d'amende, et la procédure d'expulsion est accélérée. Pour les bailleurs, la constitution d'un dossier juridique complet dès le premier impayé est la meilleure stratégie de protection.

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Exemples de situations

Loyer impayé depuis plusieurs mois

Votre locataire accumule 3 mois de retard de loyer. Il ne répond plus à vos appels ni à vos courriers simples. Vous devez formaliser votre réclamation par une mise en demeure LRAR.

Caution non rendue après départ du locataire

Le locataire a quitté le logement depuis plus de 2 mois et vous n'avez toujours pas restitué le dépôt de garantie. Le locataire vous met en demeure de rembourser dans les délais légaux.

Charges locatives excessives ou non justifiées

Le bailleur réclame une régularisation de charges anormalement élevée sans fournir les justificatifs. Le locataire peut contester et exiger la communication des pièces dans un délai de 6 mois.

Travaux non réalisés par le bailleur

Le logement présente des désordres importants (humidité, chauffage défaillant) que le bailleur refuse de réparer malgré vos signalements. Vous pouvez le mettre en demeure d'effectuer les travaux.


Ce que contient votre dossier

Votre dossier juridique immobilier comprend une mise en demeure LRAR détaillant les mois impayés, une synthèse des obligations légales du locataire (loi du 6 juillet 1989), un plan de relances gradué vers la clause résolutoire et les références aux articles de loi applicables.

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En savoir plus — Impayé de loyer

La prescription est de 3 ans à compter de chaque échéance impayée (article 7-1 de la loi du 6 juillet 1989). La mise en demeure LRAR n’interrompt pas, à elle seule, la prescription. Pour les charges locatives, le délai de récupération est également de 3 ans. Au-delà, les sommes sont définitivement perdues.

La durée totale dépend de la juridiction et des délais légaux : commandement de payer (6 semaines, article 24 de la loi du 6 juillet 1989), assignation notifiée au préfet au moins six semaines avant l'audience (article 24 III), jugement d'expulsion, commandement de quitter les lieux (2 mois, article L412-1 du Code des procédures civiles d'exécution), puis concours de la force publique. La trêve hivernale (1er novembre - 31 mars, article L412-6) peut allonger ces délais.

Non, c'est strictement interdit. La loi du 6 juillet 1989 protège le locataire contre toute voie de fait. Le bailleur qui coupe les fluides s'expose à des poursuites pénales pour violation de domicile. Seule une décision de justice permet l'expulsion légale du locataire.

Oui, le juge peut accorder des délais de paiement pouvant aller jusqu'à 36 mois (article 1343-5 du Code civil) si le locataire est de bonne foi et justifie de difficultés financières temporaires. Pendant ce délai, la clause résolutoire est suspendue.

Oui, la garantie Visale d'Action Logement couvre jusqu'à 36 mois de loyers impayés charges comprises. Le bailleur doit déclarer l'impayé sur son espace Visale dans les 30 jours suivant le premier mois impayé. L'indemnisation est versée sous 15 jours après validation.





Contenu rédigé par Thomas Gayon, sourcé sur Légifrance et JUDILIBRE.

Avertissement : Ces informations sont fournies à titre indicatif et ne constituent pas un conseil juridique. Consultez un avocat pour un avis adapté à votre situation.

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