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Consommation — Colis non livré

Colis indiqué "Livré" mais non reçu : comment exiger son remboursement en 14 jours ?

Comment un consommateur a obtenu le remboursement de 850 € d'un colis volé ou perdu, malgré le statut 'livré' du transporteur, en 14 jours.

Profil : Particulier (Consommateur) Montant : 850 € TTC Durée : 14 jours Issue : Remboursement intégral Ville : Marseille, France Mis à jour : mars 2026

Contexte

M. A., ingénieur à Marseille, a commandé un smartphone haut de gamme à 850 € TTC sur une célèbre marketplace française. Trois jours plus tard, il reçoit une notification du transporteur indiquant que le colis a été « livré en boîte aux lettres ». En rentrant du travail, la boîte aux lettres est vide. Aucun avis de passage, aucune photo de dépôt. M. A. interroge ses voisins : personne n'a vu le livreur. Il contacte immédiatement le service client du site e-commerce qui refuse tout remboursement ou renvoi, se retranchant derrière le flashage GPS du livreur « faisant foi de livraison ». Le SAV lui demande de « porter plainte pour vol » avant toute démarche.

La problématique

C’est le cauchemar classique du consommateur : le vendeur se défausse sur le transporteur, et le transporteur renvoie vers le vendeur. Le SAV répète en boucle qu’il faut « porter plainte au commissariat » avant toute démarche, ce qui est faux juridiquement. Beaucoup de consommateurs abandonnent face à cette partie de ping-pong, surtout pour des montants inférieurs à 1 000 €. Pourtant, comme l’explique notre article sur les refus de remboursement, le Code de la consommation est formel : le vendeur est le seul responsable de la bonne exécution de la commande jusqu’à la remise physique de la marchandise entre les mains du client (art. L216-4 C. conso.). C’est à lui de se retourner contre son transporteur.

La stratégie étape par étape

M. A. a utilisé le générateur Dossier Juridique (Litige Colis non livré) pour cesser les appels inutiles au SAV et imposer un cadre légal strict au vendeur.

  1. Jour 1 : Attestation sur l'honneur

    Le système génère une attestation sur l'honneur de non-réception, document légal indispensable pour bloquer l'argument de la « preuve de livraison » du transporteur.

  2. Jour 2 : Mise en demeure au vendeur

    Envoi d'une LRAR au siège du site e-commerce (et non au SAV). La lettre cite l'article L216-4 du Code de la consommation, rappelant que la responsabilité du vendeur n'est transférée au client qu'au moment de la « prise de possession physique » du bien.

  3. Jour 8 : Réponse type du SAV

    Le SAV répond par email en demandant de porter plainte pour vol. M. A. refuse : ce n'est pas à lui de porter plainte pour un bien dont il n'a jamais été propriétaire légalement.

  4. Jour 10 : Escalade à la Direction Juridique

    Le dossier est escaladé au service contentieux du vendeur face à la fermeté de la mise en demeure et au délai légal de 14 jours imposé pour le remboursement.

  5. Jour 14 : Résolution

    Le vendeur cède, admet que le flashage du transporteur ne constitue pas une preuve de remise en main propre, et déclenche le remboursement intégral de 850 € sur la carte bancaire de M. A.

Résultat

Résultat final
850 €

Remboursement intégral de 850 € obtenu en 14 jours, sans dépôt de plainte ni procédure judiciaire. Coût total : 14,99 € (dossier) + 5,50 € (LRAR). L'erreur classique est de se battre avec le transporteur ou d'accepter de porter plainte pour vol comme condition préalable au remboursement. En ciblant juridiquement le vendeur professionnel — seul co-contractant au titre de l'article L216-4 du Code de la consommation — et en adressant la mise en demeure au siège social (et non au SAV), le litige se débloque rapidement.

L'avis de notre expert juridique

« L'article L216-4 du Code de la consommation place la responsabilité de la livraison sur le vendeur professionnel, peu importe ce que dit le suivi du transporteur. La mention « livré en boîte aux lettres » ne constitue pas une preuve de remise en main propre — seule la signature du destinataire fait foi. C'est au vendeur de se retourner contre son transporteur, pas au consommateur. Point important : le vendeur ne peut pas conditionner le remboursement à un dépôt de plainte pour vol. Ce n'est pas au client de porter plainte pour un bien qui ne lui a jamais été remis physiquement. La mise en demeure doit être adressée au siège social du vendeur (et non au SAV), par LRAR. »

Références légales

Questions fréquentes

Dois-je porter plainte si le colis est noté livré mais que je n'ai rien reçu ?
Non. Le vendeur n’a pas le droit de conditionner votre remboursement à un dépôt de plainte. Tant que le colis ne vous a pas été remis physiquement, le vendeur en est légalement le propriétaire et c’est à lui de se retourner contre son transporteur. (Voir notre article : Colis indiqué livré mais non reçu : vos recours).
Le flashage du transporteur constitue-t-il une preuve de livraison ?
Non. La Cour de cassation a jugé que la mention « livré en boîte aux lettres » ne constitue pas preuve de réception effective (Cass. civ. 1re, 4 octobre 2017, n° 16-24.503). Seule la signature du destinataire vaut preuve de remise.
Combien de temps ai-je pour réclamer le remboursement d'un colis non reçu ?
La prescription est de 2 ans (article L218-2 du Code de la consommation). Cependant, agir rapidement (dans les 30 jours) facilite considérablement la procédure amiable et empêche le vendeur d'invoquer un délai déraisonnable.

Votre colis a disparu dans la nature malgré un statut « livré » ?

Ne vous laissez pas intimider par le SAV qui vous demande de porter plainte. Générez une mise en demeure fondée sur l'article L216-4 du Code de la consommation, adressée directement au siège social du vendeur, et exigez le remboursement intégral de votre achat dans les 14 jours.

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