En bref
L'OFPRA examine les demandes d'asile et peut accorder le statut de réfugié ou la protection subsidiaire. Le dossier doit être déposé sous vingt et un jours, avec recours suspensif devant la CNDA en cas de rejet.
Fondements juridiques du droit d'asile et rôle de l'OFPRA
Préambule de la Constitution du 27 octobre 1946, alinéa 4
« « Tout homme persécuté en raison de son action en faveur de la liberté a droit d'asile sur les territoires de la République. » Ce principe à valeur constitutionnelle fonde le droit d'asile français et a été consacré par le Conseil constitutionnel. »
Procédure de demande d'asile devant l'OFPRA : étapes et délais
Dépassement du délai impératif de vingt et un jours
Le non-respect du délai de dépôt du dossier complet entraîne la clôture automatique par l'OFPRA. Seul un motif légitime dûment justifié permet la réouverture. Soyez vigilant dès réception de l'attestation et anticipez la traduction des documents.
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Statut de réfugié et protection subsidiaire : critères distinctifs
Préparer minutieusement son récit et ses preuves
Rassemblez chronologiquement certificats médicaux, témoignages, articles de presse et tout document probant. Un récit circonstancié, structuré et constant constitue un élément déterminant pour l'officier de protection. L'accompagnement par un avocat spécialisé en droit d'asile est vivement recommandé.
Voies de recours contre les décisions de l'OFPRA
Cass. 1re civ., 29 juin 2011, n° 10-21.431
« La Cour de cassation a jugé que le dépôt d'une demande d'asile par un étranger en situation irrégulière est constitutif de l'exercice d'un droit et ne peut jamais être regardé comme une obstruction volontaire à son éloignement au sens du CESEDA. »
Source : JUDILIBRE — Cour de cassation
Interactions entre demande d'asile, droit pénal et mesures d'éloignement
Cass. crim., 21 oct. 1987, n° 85-91.250
« La Cour de cassation a jugé que les juridictions de l'ordre judiciaire ne sont pas tenues de surseoir à statuer jusqu'à la décision de l'OFPRA lorsqu'un étranger poursuivi pour séjour irrégulier soutient avoir déposé une demande de reconnaissance de la qualité de réfugié. »
Source : JUDILIBRE — Cour de cassation
Cass. crim., 26 mars 1997, n° 95-84.948
« Aucune disposition de la Convention de Genève du 28 juillet 1951 ne s'oppose à ce qu'une juridiction répressive prononce l'interdiction du territoire français à l'encontre d'un réfugié condamné pour un crime ou un délit. »
Source : JUDILIBRE — Cour de cassation
Questions fréquentes
Quel est le délai pour déposer un dossier complet de demande d'asile auprès de l'OFPRA ?
Le demandeur dispose d'un délai impératif de vingt et un jours à compter de la remise de l'attestation de demande d'asile par le guichet unique (GUDA) pour transmettre son dossier complet à l'OFPRA. Passé ce délai, l'Office prononce la clôture du dossier, sauf justification d'un motif légitime. Il est donc essentiel de préparer ses pièces dès l'enregistrement de la demande.
Quelle est la différence entre le statut de réfugié et la protection subsidiaire ?
Le statut de réfugié repose sur les cinq motifs de persécution définis par la Convention de Genève et confère une carte de résident de dix ans. La protection subsidiaire couvre les risques de peine de mort, de torture ou de violence aveugle liée à un conflit armé et donne droit à un titre de séjour pluriannuel de quatre ans renouvelable.
Le recours devant la CNDA est-il suspensif de la mesure d'éloignement ?
Oui, le recours devant la Cour nationale du droit d'asile est suspensif en procédure normale : le demandeur conserve son droit au maintien sur le territoire français pendant l'examen du recours. En revanche, le pourvoi en cassation devant le Conseil d'État n'est pas suspensif, exposant le demandeur débouté à une obligation de quitter le territoire dès la notification du rejet.
Un demandeur d'asile peut-il être poursuivi pénalement pour séjour irrégulier en France ?
L'article 31 de la Convention de Genève interdit les sanctions pénales contre les réfugiés arrivant directement d'un pays de persécution et se présentant sans délai aux autorités. Toutefois, la Cour de cassation a jugé que le non-respect de cette condition prive l'intéressé de cette immunité pénale et que les juridictions répressives ne sont pas tenues de surseoir à statuer dans l'attente de la décision de l'OFPRA.
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