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Informations juridiques clés
5 ans à compter de la connaissance des travaux (art. 42 loi 1965). 10 ans maximum à compter de la réalisation.
Remise en état intégrale aux frais du contrevenant + dommages-intérêts pour trouble de jouissance + dépens.
Tribunal judiciaire. Référé possible en cas de danger ou de travaux en cours.
Que faire face à des travaux non autorisés en copropriété
En copropriété, tout copropriétaire jouit librement de ses parties privatives à condition de ne pas porter atteinte aux droits des autres copropriétaires ni à la destination de l'immeuble (article 9 de la loi du 10 juillet 1965). Les travaux affectant les parties communes, l'aspect extérieur de l'immeuble ou sa structure nécessitent une autorisation préalable de l'assemblée générale à la majorité de l'article 25 (majorité absolue des voix de tous les copropriétaires). Sont concernés notamment : l'abattement de murs porteurs, la modification de façades, l'installation de climatiseurs visibles, la transformation de balcons ou la création d'ouvertures.
Lorsque des travaux sont réalisés sans cette autorisation, le syndicat des copropriétaires (représenté par le syndic) ou tout copropriétaire lésé peut saisir le tribunal judiciaire pour obtenir la remise en état aux frais du contrevenant (article 15 de la loi du 10 juillet 1965 : le syndicat a qualité pour agir en vue de la sauvegarde des droits afférents à l'immeuble). L'action se prescrit par 5 ans à compter de la connaissance des travaux (article 42 de la loi de 1965). Le juge peut ordonner la démolition des ouvrages irréguliers et allouer des dommages-intérêts pour le préjudice subi par la copropriété ou les voisins.
Les étapes de la procédure
Constater les travaux irréguliers
Faire établir un constat de commissaire de justice décrivant les travaux réalisés sans autorisation.
Mise en demeure du copropriétaire
LRAR exigeant la remise en état sous 30 jours, visant les articles 9 et 25 de la loi de 1965.
Inscription à l'ordre du jour de l'AG
Demander au syndic d'inscrire la question en AG : autorisation à posteriori ou action judiciaire.
Action en justice si nécessaire
Saisir le TJ pour obtenir la remise en état sous astreinte et des dommages-intérêts.
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Guides pratiques & outils
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Questions fréquentes — Travaux non autorisés en copropriété
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Contenu rédigé par Thomas Gayon, sourcé sur Légifrance et JUDILIBRE.