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Immobilier

Engager une procédure d'expulsion de locataire

L'expulsion d'un locataire suit une procédure strictement encadrée par la loi, du commandement de payer jusqu'au concours de la force publique, en passant par la trêve hivernale.

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Documents inclus dans votre dossier

Modèle de commandement de payer visant la clause résolutoire
Synthèse juridique : procédure d'expulsion (art. 24 loi 1989)
Chronologie de la procédure et des délais légaux
Plan d'action graduée (commandement, assignation, exécution)

Tous les documents sont au format PDF, prêts à imprimer et envoyer. Créer mon dossier →


Informations juridiques clés

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Délai pour agir

Commandement de payer : six semaines (art. 24 loi 89-462) ; assignation notifiée au préfet au moins six semaines avant l'audience ; commandement de quitter les lieux : deux mois (art. L412-1 CPCE) ; trêve hivernale du 1er novembre au 31 mars (art. L412-6).

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Ce que vous pouvez obtenir

Arriérés de loyer + indemnité d'occupation + intérêts légaux + frais de procédure et de commissaire de justice.

⚖️
Juridiction compétente

Juge des contentieux de la protection du TJ. Préfet pour le concours de la force publique.


Comment mener une procédure d'expulsion de locataire en respectant la loi

La procédure d'expulsion d'un locataire est l'une des plus encadrées du droit français. L'article 24 de la loi du 6 juillet 1989 impose au bailleur de respecter une série d'étapes séquentielles avant de pouvoir récupérer son logement. Le point de départ est le commandement de payer délivré par commissaire de justice, qui doit reproduire l'article 24 in extenso et laisser un délai de 6 semaines au locataire pour régulariser sa dette. Ce commandement active la clause résolutoire du bail et déclenche la saisine obligatoire de la CCAPEX (commission de coordination des actions de prévention des expulsions). En parallèle, le préfet est informé par le commissaire de justice pour permettre un diagnostic social du locataire.

Si le locataire ne régularise pas dans les 6 semaines, le bailleur assigne devant le juge des contentieux de la protection du tribunal judiciaire. Le juge peut constater la résiliation du bail, accorder des délais de paiement (jusqu'à 36 mois, article 1343-5 du Code civil) ou suspendre la clause résolutoire si le locataire reprend les paiements. L'exécution de la décision se heurte ensuite à la trêve hivernale (1er novembre - 31 mars, article L412-6 du CPCE) qui suspend toute expulsion physique sauf relogement. Le concours de la force publique doit être demandé au préfet et accordé sous 2 mois (article L153-1 du CPCE).


Les étapes de la procédure

1

Commandement de payer

Délivré par commissaire de justice, reproduisant l'art. 24, laissant 6 semaines au locataire.

2

Assignation au tribunal

Saisir le juge des contentieux de la protection. Audience sous 2 à 4 mois. CCAPEX informée.

3

Jugement et commandement de quitter

Si résiliation constatée, signification du jugement + commandement de quitter (délai 2 mois).

4

Concours de la force publique

Demande au préfet si le locataire refuse de partir. Délai de réponse : 2 mois maximum.

Notre générateur automatise la rédaction de chaque document nécessaire à ces étapes. Créer mon dossier →


Guides pratiques & outils

📄 Modèle professionnel : Télécharger le modèle adapté

⚖️ Mise en demeure gratuite : Générer une mise en demeure en ligne

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Questions fréquentes — Procédure d'expulsion de locataire

La durée totale dépend de la juridiction et des délais légaux. Le commandement de payer laisse 6 semaines au locataire (article 24 de la loi du 6 juillet 1989). L'assignation est notifiée au préfet au moins six semaines avant l'audience (article 24 III). Après le jugement, le commandement de quitter les lieux accorde 2 mois supplémentaires (article L412-1 du Code des procédures civiles d'exécution). Enfin, si le locataire ne part pas volontairement, le bailleur demande le concours de la force publique au préfet. La trêve hivernale (1er novembre au 31 mars) suspend l'expulsion physique et peut allonger significativement la procédure. Le juge peut en outre accorder des délais de paiement au locataire de bonne foi, retardant l'exécution.

L'article L412-6 du Code des procédures civiles d'exécution interdit toute expulsion physique du 1er novembre au 31 mars, sauf dans trois cas : relogement du locataire dans des conditions suffisantes, logement faisant l'objet d'un arrêté de péril ou d'insalubrité, et occupation du domicile d'autrui par voie de fait (squatteurs). La trêve ne suspend pas la procédure judiciaire elle-même : les audiences, jugements et commandements de quitter les lieux peuvent être délivrés pendant cette période. Seule l'exécution forcée avec concours de la force publique est suspendue.

Non, en aucun cas. L'article 226-4-2 du Code pénal punit de 3 ans d'emprisonnement et 30 000 euros d'amende le fait de forcer un occupant à quitter son logement par manœuvres, menaces ou voies de fait. Cela inclut le changement de serrures, la coupure d'eau ou d'électricité, le retrait de la porte d'entrée ou toute autre forme d'expulsion forcée sans décision judiciaire. Seule une décision de justice exécutoire, mise en œuvre par un commissaire de justice avec éventuellement le concours de la force publique, permet légalement d'expulser un locataire.

Une fois le formulaire envoyé, la génération prend généralement moins de deux minutes : de vingt secondes à un peu plus d'une minute lors de nos mesures de 2026 pour l'ensemble des documents. Dans de rares cas, l'attente du fournisseur d'intelligence artificielle peut la prolonger jusqu'à dix minutes, délai technique au-delà duquel elle est interrompue et ce qui a été débité vous est remboursé. Le formulaire en sept étapes se remplit en quelques minutes, selon le nombre d'adversaires et de pièces à décrire. Vous recevez ensuite une archive ZIP contenant tous les documents PDF personnalisés : mise en demeure LRAR, synthèse juridique, chronologie, plan de relances et références légales. Chaque document est prêt à imprimer et envoyer. Un email de confirmation avec le lien de téléchargement vous est également envoyé.



Contenu rédigé par Thomas Gayon, sourcé sur Légifrance et JUDILIBRE.

Avertissement : Ces informations sont fournies à titre indicatif et ne constituent pas un conseil juridique. Consultez un avocat pour un avis adapté à votre situation.

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