Accueil › Types de litiges › Contrefaçon
Propriete intellectuelle

Agir contre la contrefaçon de vos droits de propriété intellectuelle

La contrefaçon est un délit pénal et civil. Le titulaire des droits peut exiger la cessation immédiate et des dommages-intérêts.

Créer mon dossier

Documents inclus dans votre dossier

Mise en demeure de cessation immédiate (LRAR)
Synthèse des droits violés et du préjudice
Chronologie des actes de contrefaçon
Références légales : CPI art. L.716-1, L.331-1, L.335-1

Tous les documents sont au format PDF, prêts à imprimer et envoyer. Créer mon dossier →


Informations juridiques clés

⏱
Délai pour agir

5 ans au civil pour les marques (art. L.716-5 CPI). 5 ans au civil pour les droits d'auteur (art. 2224 C. civ.) ; 3 ans au pénal (art. 8 CPP).

💶
Ce que vous pouvez obtenir

Manque à gagner, bénéfices du contrefacteur, préjudice moral. Destruction des produits contrefaisants.

⚖️
Juridiction compétente

TJ spécialisé (Paris, Lyon, Bordeaux, Lille…). Tribunal de commerce entre commerçants.


Comment agir efficacement contre la contrefaçon de vos droits

La contrefaçon constitue une atteinte aux droits de propriété intellectuelle — marques, brevets, dessins et modèles, droits d'auteur — sanctionnée tant au civil qu'au pénal par le Code de la propriété intellectuelle (CPI). Le titulaire des droits peut agir en cessation, destruction des produits contrefaisants et indemnisation du préjudice subi.

Pour les marques, la protection suppose un dépôt valide à l'INPI (article L.716-1 CPI). Pour les droits d'auteur, la protection naît automatiquement dès la création de l'œuvre, sans formalité (article L.111-1 CPI). La preuve d'antériorité (enveloppe Soleau, dépôt INPI, horodatage blockchain) est néanmoins recommandée pour éviter toute contestation.

La procédure type débute par une mise en demeure de cessation immédiate, suivie si nécessaire d'une saisie-contrefaçon (article L.332-1 CPI) — procédure d'urgence permettant de saisir les produits et preuves sur ordonnance du président du tribunal, sans prévenir le contrefacteur. L'assignation devant le tribunal judiciaire spécialisé (Paris, Lyon, Bordeaux, Lille) peut aboutir à la cessation sous astreinte, la destruction des stocks et une indemnisation calculée sur le manque à gagner et les bénéfices réalisés par le contrefacteur. Notre générateur produit tous les documents nécessaires à chaque étape de cette procédure.


Les étapes de la procédure

1

Constituer les preuves

Titres de propriété (INPI, antériorité) et preuves de contrefaçon (captures, achats, constats de commissaire de justice).

2

Mise en demeure de cessation

LRAR exigeant l'arrêt immédiat, le retrait des produits et la communication du CA réalisé.

3

Saisie-contrefaçon si nécessaire

Ordonnance du TJ (art. L.332-1 CPI) pour saisir produits et documents comptables sans préavis.

4

Assignation devant le TJ

Cessation sous astreinte, destruction des stocks, dommages-intérêts (art. L.331-1-3 CPI).

Notre générateur automatise la rédaction de chaque document nécessaire à ces étapes. Créer mon dossier →


Guides pratiques & outils

⚖️ Mise en demeure gratuite : Générer une mise en demeure en ligne

⏳ Délai de prescription : Vérifiez si votre action est encore possible

📖 Cas pratiques : Découvrir nos études de cas


Questions fréquentes — Contrefaçon

Pour les marques, oui : l'action en contrefaçon suppose un enregistrement valide à l'INPI (marque française) ou à l'EUIPO (marque de l'Union européenne). En revanche, les droits d'auteur naissent automatiquement dès la création de l'œuvre originale, sans aucune formalité (article L.111-1 CPI). Il est néanmoins recommandé de constituer une preuve d'antériorité (enveloppe Soleau, dépôt à l'INPI, horodatage blockchain) pour faciliter la démonstration de vos droits en cas de litige.

La saisie-contrefaçon (article L.332-1 CPI) est une procédure d'urgence permettant de saisir les produits contrefaisants et les preuves (documents comptables, fichiers informatiques) chez le contrefacteur, sur ordonnance du président du tribunal judiciaire, sans prévenir l'adversaire. C'est un avantage stratégique majeur car le contrefacteur ne peut pas faire disparaître les preuves. L'assignation doit être délivrée dans les 20 jours ouvrables suivant la saisie, sous peine de nullité.

Oui. La contrefaçon en ligne est pleinement poursuivable : vente de produits contrefaisants sur les marketplaces (Amazon, eBay, Alibaba), copie de site web, téléchargement illicite, usage non autorisé de photos ou textes. Vous pouvez d'abord notifier la plateforme pour demander le retrait (procédure DMCA ou formulaire de signalement), puis agir contre le contrefacteur directement. Les plateformes sont tenues de coopérer et de communiquer l'identité du vendeur sur ordonnance judiciaire.

Le plagiat est un concept moral et éthique, sans définition juridique précise. La contrefaçon est la qualification juridique pénale et civile de l'atteinte aux droits de propriété intellectuelle (article L.335-2 CPI pour le droit d'auteur, article L.716-9 CPI pour les marques). La contrefaçon est passible de 3 ans d'emprisonnement et 300 000 euros d'amende au pénal, en plus des dommages-intérêts civils. C'est donc la contrefaçon — et non le plagiat — qu'il faut invoquer dans vos démarches juridiques.

Une fois le formulaire envoyé, la génération prend généralement moins de deux minutes : de vingt secondes à un peu plus d'une minute lors de nos mesures de 2026 pour l'ensemble des documents. Dans de rares cas, l'attente du fournisseur d'intelligence artificielle peut la prolonger jusqu'à dix minutes, délai technique au-delà duquel elle est interrompue et ce qui a été débité vous est remboursé. Le formulaire en sept étapes se remplit en quelques minutes, selon le nombre d'adversaires et de pièces à décrire. Vous recevez ensuite une archive ZIP contenant tous les documents PDF personnalisés : mise en demeure LRAR, synthèse juridique, chronologie, plan de relances et références légales. Chaque document est prêt à imprimer et envoyer. Un email de confirmation avec le lien de téléchargement vous est également envoyé.

Comprendre la contrefaçon et la propriété intellectuelle

La contrefaçon est définie par le Code de la propriété intellectuelle (CPI) comme toute atteinte portée aux droits de propriété intellectuelle : droit d'auteur (article L.335-2), dessins et modèles (article L.521-1), brevets (article L.615-1) et marques (article L.716-1). Elle constitue à la fois un délit civil et un délit pénal, puni de 3 ans d'emprisonnement et 300 000 EUR d'amende pour les personnes physiques.

En matière de droit d'auteur, la protection naît de la création de l'œuvre sans formalité d'enregistrement. L'article L.111-1 du CPI confère à l'auteur des droits patrimoniaux (reproduction, représentation) et un droit moral perpétuel et inalinable. Toute reproduction, diffusion ou adaptation sans autorisation constitue une contrefaçon. Les sanctions civiles comprennent la cessation de l'atteinte, la confiscation des produits contrefaisants et des dommages et intérêts calculés sur le manque à gagner ou les bénéfices indûment réalisés par le contrefacteur.

Pour les marques, le dépôt auprès de l'INPI confère un monopole d'exploitation de 10 ans renouvelable. L'action en contrefaçon peut être exercée par le titulaire de la marque ou le licencié exclusif. La saisie-contrefaçon (article L.716-7 du CPI) permet d'obtenir en urgence la preuve de la contrefaçon par un commissaire de justice, même avant toute assignation au fond. Le tribunal judiciaire est compétent, avec des juridictions spécialisées (TJ de Paris pour les brevets et marques européennes).

La mise en demeure constitue souvent la première étape efficace : elle formalise la réclamation, identifie les actes litigieux et fixe un délai de cessation. En 2023, les douanes françaises ont saisi plus de 9 millions d'articles contrefaisants à la frontière. Sur internet, les plateformes proposent des procédures de notification et retrait (notice and takedown) qui complètent les voies judiciaires traditionnelles. Le recours à un dossier juridique structuré est essentiel pour documenter l'atteinte et chiffrer le préjudice de manière crédible. La prescription de l'action civile en contrefaçon varie selon le droit invoqué : 5 ans pour les marques, 3 ans pour le droit d'auteur, le point de départ étant la date des derniers actes contrefaisants constatés.

Protégez vos droits avec une mise en demeure contrefaçon →


Exemples de situations

Copie de marque ou logo commercial

Un concurrent utilise un logo ou un nom de marque très similaire au vôtre, créant une confusion chez les consommateurs. Vous devez prouver le risque de confusion et agir pour protéger votre marque.

Plagiat d'une œuvre originale

Vos textes, photographies ou illustrations sont reproduits sans autorisation sur un site internet ou une publication. L'auteur de la copie n'a pas obtenu de licence et ne vous crédite pas.

Usage non autorisé d'un brevet

Un fabricant commercialise un produit qui exploite votre brevet déposé sans licence. Vous pouvez engager une action en contrefaçon de brevet devant le tribunal judiciaire de Paris.

Contrefaçon en ligne sur une marketplace

Des produits contrefaisants portant votre marque sont vendus sur une plateforme e-commerce. Vous pouvez signaler les annonces et poursuivre le vendeur et potentiellement la plateforme.


Ce que contient votre dossier

Votre dossier juridique propriété intellectuelle comprend une mise en demeure LRAR détaillant les actes de contrefaçon, une synthèse de vos droits (CPI, droit d'auteur, marques), un plan d'action vers la saisie-contrefaçon et les références aux textes pénaux et civils applicables.

Créer mon dossier personnalisé →



En savoir plus — Contrefaçon

La preuve peut être apportée par tout moyen : constats de commissaire de justice, captures d'écran datées, achats tests, rapports d'expert. La saisie-contrefaçon (article L.716-7 du CPI) est la procédure probatoire la plus efficace : un commissaire de justice constate les produits ou contenus litigieux sur ordonnance du tribunal.

La contrefaçon est punie de 3 ans d'emprisonnement et 300 000 EUR d'amende (article L.335-2 du CPI pour le droit d'auteur, L.716-9 pour les marques). Les peines sont portées à 5 ans et 500 000 EUR si les faits sont commis en bande organisée ou sur internet à grande échelle.

L'action civile en contrefaçon se prescrit par 5 ans à compter des derniers faits litigieux (article L.716-5 du CPI pour les marques, 3 ans pour le droit d'auteur). L'action pénale se prescrit par 6 ans. La mise en demeure LRAR n'interrompt pas la prescription : seule une demande en justice l'interrompt (article 2241 du Code civil).

Oui, si le site vise le public français (version française, livraison en France, prix en euros). Le tribunal judiciaire français est compétent dès lors que le dommage est subi en France. Les plateformes (Amazon, eBay) disposent de programmes de protection des marques (Brand Registry, VeRO).

Utilisez la procédure de notification LCEN (article 6-I-5 de la loi du 21 juin 2004) auprès de l'hébergeur. Fournissez la preuve de vos droits, l'identification du contenu litigieux et la base légale. L'hébergeur doit réagir promptement sous peine d'engagement de sa responsabilité.





Contenu rédigé par Thomas Gayon, sourcé sur Légifrance et JUDILIBRE.

Avertissement : Ces informations sont fournies à titre indicatif et ne constituent pas un conseil juridique. Consultez un avocat pour un avis adapté à votre situation.

Constituez votre dossier maintenant

À partir de 14,99 € · Sans engagement · Résultat en quelques minutes

Créer mon dossier

Ressources juridiques

Explorez nos outils, dossiers et contenus pour bien preparer votre demarche juridique.